Créée en 1938, la base aérienne de Cognac a connu une histoire riche et mouvementée. Occupée par la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est aujourd’hui devenue une étape majeure de la formation des pilotes et un pôle de mise en œuvre des drones MALE. Aujourd’hui, elle perpétue son rôle historique dans la formation aéronautique tout en s’adaptant aux nouvelles technologies.
1938 – 1940 : Création d’un terrain d’aviation.
En janvier 1938, suite à la demande du maire de Cognac (Paul Firino Martel), le ministère de l’air décide de la création d’un terrain d’aviation sur la commune de Châteaubernard (Charente).
Les plans et les limites de ce terrain que l’on va appeler longtemps le “camp d’aviation de Châteaubernard”, sont ceux que nous connaissons actuellement.
1940 – 1944 : Occupation allemande.
Le 22 juin 1940, lorsque les Français évacuent le “camp” les travaux sont bien avancés. Ils sont poursuivis par l’occupant qui les complète par un nouveau poste de commandement (actuel mess des officiers) et construit des pistes en dur.
La Luftwaffe s’y installe avec les missions suivantes :
Le 31 décembre 1943, les alliés bombardent le terrain. Ce qui reste intact sera détruit en août 1944 par les Allemands avant leur retraite.
Avec la libération, la remise en état du camp est entreprise sous l’action de la ville de Cognac pour permettre à notre aviation de participer aux raids aériens contre les poches de l’Atlantique jusqu’en avril 1945.
1945 – 1949 : La base école.
En juillet 1945, une école de pilotage est créée à Cognac. Le “camp” devient la “base école 705” et reprend la formation des pilotes de l’armée de l’air sur des avions les plus divers.
Fin 1949, l’école s’installe à Marrakech (Maroc).
1950 – 1958 : La reconnaissance.
Le 1er janvier 1950, la plateforme de Cognac devient la base aérienne 135 et s’organise pour recevoir la 33ème escadre de reconnaissance, en provenance de Fribourg. La piste est rallongée à 2400 mètres.
En 1958 est créée sur la base de Cognac la 92ème brigade de bombardement, comprenant le 1/92 Bourgogne et le 2/92 Aquitaine, tous deux équipés de Vautour II.
1961 : De nouveau base école.
Début 1961, la base de Cognac reçoit l’école de pilotage de Marrakech, équipée de T6 (avion monomoteur à hélices). Elle devient la base école 709.
Elle reçoit également la mission d’instruire la plupart des élèves pilotes de l’aéronautique navale.
En 1965, les T6 sont remplacés par le biréacteur Potez-Fouga CM 70 Magister, mieux équipé et plus adapté à la formation initiale des pilotes modernes.
En 1984, les Epsilon s’installent et remplacent progressivement les Fouga-Magister.
En 1992, la base prend le nom de baptême de Commandant Ménard.
1er août 1994 : Le groupement école est rebaptisé école de pilotage de l’armée de l’air.
1995 : Création du centre de formation des instructeurs pilotes (CFIP), émanation directe de l’escadron de formation des moniteurs et de standardisation (EFMS) et de l’école de formation initiale du personnel navigant (EFIPN), chargé de la transformation opérationnelle de tous les moniteurs affectés dans les écoles de l’armée de l’air mais aussi de la sélection en vol des élèves officiers du personnel navigant.
26 novembre 1998 : Dans le cadre de la professionnalisation des armées, le dernier appelé du contingent quitte la base aérienne.
À partir de juin 2000 : L’armée de l’air met en œuvre un cursus unique de formation au profit des pilotes.
Mai 2006 : La société ECATS (EADS Cognac Aviation Training Services) a pour mission la mise en œuvre et la maintenance des outils de formation des pilotes.
2006 : L’arrivée des drones.
En août 2009, la base aérienne accueille l’Escadron d’expérimentation des drones (EED).
En 2013, arrivée du drone “Reaper” à Niamey.
En 2017, arrivée du drone “Reaper” sur la base aérienne.
La base aérienne 709 de Cognac, implantée depuis 1938, assure aujourd’hui deux missions principales et complémentaires : la formation des pilotes de chasse, des navigateurs officiers systèmes d’armes et des pilotes de transport au sein de l’École de l’Aviation de Chasse 00.315 « Christian Martell », ainsi que la mise en œuvre opérationnelle et la formation des équipages de drones MALE Reaper au sein de la 33ème Escadre de Surveillance, de Reconnaissance et d’Attaque.
Implantée sur les communes de Châteaubernard et Genté depuis 1938, la base aérienne de Cognac s’étend sur 465 hectares.
Le site compte à ce jour environ 1800 personnes militaires et civils de la défense, et dispose de deux pistes de 2400 m et 1800 m.
La base accueille l’École de l’Aviation de Chasse 00.315 « Christian Martell », la 33ème Escadre de Surveillance, de Reconnaissance et d’Attaque ainsi qu’un nombre important d’unités de soutien.
Dans le cadre de l’externalisation de l’entretien des différents avions écoles, deux sociétés civiles sont présentes sur la base.
Par ailleurs, la base aérienne assure une contribution importante à la mission de posture permanente de sûreté aérienne grâce à ses moyens de détection et de communication participant au réseau national de défense aérienne.
La base aérienne est également en mesure d’accueillir 24H/24 et 7j/7 des appareils de transport d’organes dans le cadre de la mission de service public (biomédecine).
L’École de l’Aviation de Chasse 00.315 :
Formation du personnel navigant de l’aéronautique navale ainsi que certains partenaires
La 33ème Escadre de Surveillance, de Reconnaissance et d’Attaque :
Recréée à l’été 2018 sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, la 33ème Escadre de Surveillance, de Reconnaissance et d’Attaque met en œuvre les drones MALE Reaper de l’armée de l’air et de l’Espace.
Elle permet :
Elle comprend notamment :
Missions à caractère opérationnel :
Projection de puissance :
Aide au service public :
Missions de défense aérienne :
Dans ce cadre, la base dispose de différents moyens qui concourent à cette mission :
Missions de support et de soutien d’unités :
Mission au profit de la direction du service national :